• Nature Vivante

  • Voici un insecte des jardins qui ne passe pas inaperçu ! Appelé aussi « suisse » ou « cherche midi », Le gendarme fait partie de la famille des punaises. Il fait environ 1 centimètre de long, son corps est ovale et aplati. Comme tous les insectes, il possède trois paires de pattes ainsi que de longues antennes.

    Punaise, un gendarme !

    Comme beaucoup de punaises, il cherche à intimider ses ennemis. Certaines punaises se protègent en sentant mauvais, pas le gendarme. Sa tactique à lui est le rouge sur sa carapace, avertisseur de poison. Le nom « gendarme » lui vient de son apparence qui rappelle l'uniforme de la garde militaire sous Louis XVI.

    Punaise, un gendarme !

    Quant aux taches noires, elles imitent des yeux, dont les oiseaux se méfient. Vivant en groupes, les gendarmes passent beaucoup de temps (des journées entières !) à s’accrocher à l’extrémité de leur abdomen pour s’accoupler en regardant dans les directions opposées !

    Contrairement aux idées reçues, le gendarme n'est pas un insecte nuisible au jardin. Il est même parfois considéré comme un auxiliaire.

    En effet, en se nourrissant de larves d'insecte, il limite ainsi la prolifération des insectes nuisibles aux cultures. Il participe également à la décomposition de la matière organique (insectes et végétaux).

    Afin de le préserver, plantez des sources de nourriture (tilleul, mauve, etc.) dans votre jardin, et laissez des feuilles mortes au sol en automne, pour qu'il puisse y trouver refuge à l'arrivée du froid.

    Punaise, un gendarme !


  • Musicienne, elle l’est sans conteste. Dès avant la fin de l’hiver, sa voix puissante et mélodieuse retentit au jardin comme ailleurs. Par ses proportions harmonieuses et son plumage à la sobre et élégance, la grive musicienne est un plaisir pour les yeux. Très utile au jardin, Elle mène une guerre sans merci aux escargots.

    La grive musicienne offre des chants particulièrement mélodieux. Son chant se décompose ainsi : une phrase simple sifflé trois ou quatre fois, répété plusieurs fois.

    La grive musicienne, une excellente imitatrice

    Mais ce n’est pas tout, car la grive, portant bien son nom, complexifie son ramage en y introduisant des chants appartenant à d’autres espèces, comme à la fauvette des jardins ou au loriot par exemple.

    Les imitations ne sont pas des chants complets, mais des phrasés de courte durée répétés.

    Pour ne pas se faire leurrer, il faut écouter d’une oreille attentive l’ensemble du chant : la grive musicienne sera trahie par une pause ou une note anormale.

    Elle a besoin pour s’exprimer, de s’installer sur la cime des grands arbres, tels que les peupliers ou les grands conifères. Et son chant est alors audible à plus de 200 mètres.

    Son autre spécialité : la capture des escargots. Elle en casse la coquille en les frappant sur un caillou ou tout autre saillie dure. Elle ne dédaigne pas non plus les limaces. La grive musicienne, une aide précieuse au jardin.

     

    La grive musicienne, une excellente imitatrice


  • De nombreux animaux nous rendent une multitude de services au jardin. Leur présence nous permet de conserver jour après jour un contact positif avec la nature.

    Le chant des oiseaux au lever du jour, Le bourdonnement des abeilles dans le cerisier en fleur, le vol des papillons dans le massif de lavande, la visite du hérisson autour de la table du jardin un soir d’été, la rencontre impromptue du crapaud dans la chaussure du jardinier…autant de petits plaisirs qui justifient de jardiner autrement afin de faire une large place à cette faune.

    Communier avec la nature dans son jardin

    La première des règles afin d’accueillir de nombreux animaux bénéfiques au jardin : Ne plus utiliser de produits chimiques, toutes ces spécialités en -cide (pesti…., insecti…) qui tuent bien au-delà des espèces visées.

    La suivante et de laisser une large place à la nature, et en particulier aux plantes sauvages. Elles apparaissent bien souvent toutes seules si nous ne les arrachons pas et elles ont leur charme.

    La haie champêtre et son ourlet de graminée, la friche ou s’épanouissent les « mauvaises herbes » mal aimées et pourtant si attractives pour la vie sauvage, la prairie fleurie qui peut si avantageusement remplacer le gazon, la mare à la faune et flore si particulières, tous ces milieux semi-naturels miniatures peuvent trouver leur place dans un simple jardin.

     

    « Détruire la Nature signifie détruire l’humanité. Les arbres, les animaux, les oiseaux, les plantes, les forêts, les montagnes, les lacs et les rivières, tout ce qui constitue la Nature à désespérément besoin de notre bienveillance, du soin attentionné et de protection de l’homme. Si nous les protégeons, à leur tour ils nous protègeront. »

    AMMA


  • La naissance du vent

    Le vent naît de la rencontre entre de l'air froid et de l'air chaud. Plus la différence de température est grande, plus l'air se déplace rapidement.

    Cela se produit quand le soleil chauffe les molécules de l'air. L'air chaud monte et est remplacé par l'air qui l’entoure ; l'air en chauffant se dilate et devient moins dense que l'air ambiant, sa pression diminue, il crée alors ce que l'on appelle une zone de basse pression. L'air quand il s'est refroidi, descend et se disperse au sol, sa pression augmente, c'est une zone de haute pression.

    Quand vous gonflez un ballon, il se remplit d'air, cet air est sous haute pression dans le ballon. Quand le ballon se dégonfle, l'air se déplace vers une zone de basse pression en faisant du vent. Comme pour le ballon, l'air qui nous entoure se déplace d'une zone de haute pression vers une zone de basse pression en créant du vent.

     

    D’où vient le vent ?

     

    Les insectes et le vent

    Dès que le vent souffle un peu fort les papillons ne sortent plus, les abeilles deviennent moins téméraires, seules quelques bourdons se risquent à butiner. Et puis, vous ne risquez pas d’être ennuyé par les moustiques, il ne supporte pas un vent dépassant les 13 Km/h.

    D’ailleurs, les insectes ont tendance à se réfugier près du sol pour s’abriter du vent.

    Afin de protéger votre jardin, des vents dominants, vous pouvez planter une haie, tous les animaux apprécieront.

     

    Les forces Beaufort

    En 1806, l’amiral anglais Beaufort à créer une échelle afin de déterminer la force du vent

    Force 0 :  La fumée monte verticalement. Les feuilles des arbres ne témoignent aucun mouvement.

    Force 1 : La fumée indique la direction du vent. Les girouettes ne s'orientent pas.

    Force 2 : On sent le vent sur le visage. Les feuilles s'agitent. Les girouettes s'orientent.

    Force 3 : Les drapeaux flottent au vent. Les feuilles sont sans cesse en mouvement.

    Force 4 : Les poussières s'envolent. Les petites branches plient.

    Force 5 : Le tronc des arbustes et arbrisseaux en feuilles balance. La cime de tous les arbres est agitée.

    Force 6 : On entend siffler le vent. Les branches de large diamètre s'agitent. Les parapluies sont susceptibles de se retourner

    Force 7 : Tous les arbres balancent. La marche contre le vent peut devenir difficile.

    Force 8 : Les branches sont susceptibles de casser. La marche contre le vent est très difficile, voire impossible.

    Force 9 : Le vent peut légèrement endommager les bâtiments : envols de tuiles, d'ardoises, chutes de cheminées

    Force 10 : Dégâts importants aux bâtiments. Les toits sont susceptibles de s'envoler. Certains arbres sont déracinés.

    Force 11: Ravages étendus et importants.

    Force 12 : Dégâts très importants de l'ordre de la catastrophe naturelle. 

     

    Le coin des enfants : Fabrique ton Anémomètre

    L'anémomètre est un instrument essentiel en météorologie car le vent est un des paramètres qui déterminent l'évolution du temps et de la prévision météorologique. 

    Pour cela, procure-toi de 4 petits pots de yaourt vides, d’un vieux stylo à bille débarrassé de sa mine, de 2 baguettes fines de 30 cm et d’un morceau de fil de fer.

    I – Fixe les pots au bout des baguettes à l’aide de ruban adhésif résistant

    II – Attache les baguettes en croix et pose le tout sur l’extrémité du stylo, solidement maintenu par un bout de fil de fer.

    III - Choisi un terrain découvert sans arbre, ni mur et plante un piquet sans lequel tu as creusé un trou du diamètre du style, d’une profondeur de 5 cm.

    IV - Pose dans anémomètre dedans. C’est prêt.

     

    D’où vient le vent ?

     

     

     


  • C’est le printemps, le jardin est envahi de minuscules nouveau-nés. Ils se serrent en grappes autour des tiges et des feuilles des plantes.  Ce sont des pucerons qui sucent et aspirent la sève des plantes.

    Le puceron ne vit que 5 jours, mais en une seule journée, il peut donner naissance à 20 petits. A ce rythme, les plantes ne résistent pas longtemps et se flétrissent très vite. Sauf si les coccinelles arrivent. Elles peuvent dévorer une centaine de pucerons par jour.

    Les fourmis ont développé un grand nombre d'associations avec divers organismes et particulièrement avec les pucerons. C’est ce qui s’appelle le mutualisme une interaction entre espèces se révélant être bénéfique aux deux protagonistes

    Les fourmis élèvent des troupeaux entiers de pucerons, car elles adorent se nourrir des restes de digestion du puceron, une sorte de miel : Le miellat. Avec ses antennes, elle tapote l’abdomen du puceron pour en faire sortir le précieux nectar.

    Pour empêcher les abeilles ou les mouches de voler le miellat, les fourmis construisent des petits murs autour des colonies de pucerons installées sur des plantes basses. D’autres fourmis transportent les œufs des pucerons et les mettent à l’abri pour l’hiver.

    Prudence donc si vous êtes jardinier, si vous croisez les fourmis à proximité de vos plants de légumes….les pucerons ne sont jamais loin.

     

    Les fourmis amies des pucerons