• Les Simples

    Venez découvrir tous les mois une plante et ses secrets : légendes, histoires, propriétés, recettes…
    Notre mère nature est riche, alors découvrons la ensemble…

     

  • Cette semaine, nous avons récolté nos soucis dans la serre. Plante mellifère, elle nous offre une explosion de couleurs allant de l’orange au jaune.

    Le Soucis, appelé aussi fleurs de calendula est très facile à cultiver au jardin. Il accepte toutes les situations sauf les endroits humides et très ombragés. Vous pouvez le semer au printemps afin qu’il fleurît tout l’été jusqu’aux premières gelées, et, plus on cueille ses fleurs, plus il y a de boutons qui repoussent.

    Le nom latin calendula vient du latin « calendae », les calendes ou premier jour du mois. Dans le calendrier romain les calendes désignaient le premier jour de chaque mois, d’où aussi le nom vernaculaire de « fleur de tous les mois ». Quant à l’origine étymologique souci, elle proviendrait du latin sol « sequia » : qui suit le soleil, et le nom souci viendrait de « solsequia », « qui suit le soleil », les fleurs du souci s’ouvrant au lever du soleil et se refermant au coucher.

    Aux « Arômes du Tanargue », nous utilisons le calendula de différentes façons.

    Cette fleur constitue un excellent actif pour les soins adoucissant. Il est réputé hydratant et antiseptique. C’est la plante de la peau, elle soigne les crevasses, les écorchures et gerçures. Pour cela, nous mettons la plante dans l’huile durant 21 jour afin de réaliser un macérât huileux. Ensuite nous créons une synergie avec des huiles essentielles afin d’en renforcer l’action.

    En cuisine, les fleurs de soucis peuvent être servis de différentes façon : En décoration de plats, avec du riz ou elles colorent de la même manière du safran, accompagnent les crudités, les salades, les légumes…en mettant du soleil dans nos assiettes.

    Le souci est une plante tinctoriale, d'utilisation domestique. Il fournit une couleur jaune crème, obtenue par une décoction de ses fleurs.

    Et pour finir, un petit dicton : « Qui va au jardin, n’est pas pour semer des soucis, mais pour récolter du plaisir !».

    Des Soucis au potager.


  • Depuis quelques semaines, une petite plante comestible a envahi la serre. Elle est tellement à l’aise qu’elle ne laisse aucune place à ses amis salade, betterave, épinard, radis…Cette plante c’est la Claytone de Cuba, appelée aussi pourpier d’hiver. Elle est excellente en cuisine dans les salades, avec le poisson, en pesto….

    La claytone de cuba n’est pas originaire de Cuba, mais de l’ouest des Etats Unis et du Mexique. Elle est connue depuis l’histoire de la Conquête du Far West et des Indiens.

    De nombreux pionniers traversaient les praires américaines à la recherche de l’or. Afin de se nourrir, ils emportaient avec eux, du lard, du bacon, de la farine, des biscuits, et aussi quelques fruits secs…mais aucun fruits et légumes frais. A la fin du voyage, leurs dents commencer à tomber, leurs articulations à se bloquer : Ils étaient atteints du scorbut !

    Les indiens qui vivaient dans ces régions étaient en bonne santé, car dès les premiers symptômes apparaissaient, ils faisaient une petite cure de Claytone car elle contient de nombreuses vitamines. Cette plante poussait abondamment dans leurs montagnes. Sans rancune, les indiens ont informé les pionniers des vertus de la Claytone. Ainsi, elle a été surnommée la laitue des indiens. Quelques dizaines d’années plus tard, la voici en Europe.

    La Claytone de Cuba s’invite à la serre

    Dans le potager, nous laissons venir volontairement "les mauvaises herbes". Voici le résultat.  4 légumes comestibles jouent à cache-cache : Salade, Betterave, Claytone et Chénopode.

     

    Comment cuisiner le pourpier d'hiver ?

    Le pourpier se prépare en deux temps trois mouvements : couper la base des tiges, laver les feuilles sous le robinet avec un filet de vinaigre puis les essorer.

    Proche de la mâche, de l’oseille et de l’épinard, il se consomme cru, en salade, accompagné d’œufs ou d’ail, cuit en soupe, en légume pour accompagner les viandes, en beignets.

    Maximum 10 minutes à feu doux : étuvé légèrement, avec du beurre, dans une poêle comme des épinards. A servir avec un poisson poché ou grillé.

    Le pourpier ne rentre pas dans la composition des soupes ou des veloutés. Toutefois, vous pouvez en ciseler quelques feuilles, juste avant de servir, au-dessus d’un bol ou d’une assiette creuse.

     

    La Claytone de Cuba s’invite à la serre

    La Claytone dans les allées de la serre


  • Le Ravinstara est un arbre touffu qui mesure entre 15 à 20 mètres de haut implanté à Madagastar. L’huile essentielle de Ravinstara est l’allié indispensable contre les maux d’hiver. Apaisant et Relaxante, elle apporte une sensation de bien-être et facilite le sommeil. Une huile incontournable à garder près de soi.

    Le Ravinstara est originaire d’Asie, plus particulièrement de Chine, du Japon et du Vietnam. Au Japon, il est même vénéré : Il est l’emblème de la ville d’Hiroshima car il fut le premier, avec le Ginko Biloba, à reverdir après le bombardement atomique du 6 août 1945. En Chine, il incarne l’arbre de vie, du fait des baies qui permettrai d’atteindre l’immortalité lorsqu’on les consomme.

    Par la suite, cet arbre est importé d’Asie jusqu’à Madagascar. A l’origine, cette espèce contient une grande concentration de camphre mais sa composition chimique va évoluer sur le sol malgache. Il est implanté sur les hauteurs de Madagascar, jusqu’à 3000 mètres d’altitudes, en plein soleil ou à mi-ombre. Ce camphrier privilégie les zones à forte pluviométrie, des températures supérieures à 5°C, et un sol sablonneux et drainant car ses racines ne supportent pas d’être gorgées d’eau Il résiste à la sécheresse, mais ne supporte pas le froid en dessous de 5°C. Grace à ces conditions idéales sur cette ile, la plante mute et ne contient pratiquement plus de camphre mais elle s’enrichit en une autre molécule, le 1.8 cinéole. Le Ravinstara signifie littéralement en malgache « Bonne feuille » (ravina = feuille et tsara = bonne).

     

    Le Ravinstara, l'arbre qui s'adapte à toutes les situations

     

    Ainsi, l’huile essentielle extraite du camphrier sera différente selon le pays de provenance : celle de Madagascar est riche en cinéole et exempte de camphre, appelé Huile essentielle de Ravinstara. Celle de chine est l’huile essentielle de Bois de Ho riche en linalol et celle du Vietnam et du japon est l’huile essentielle de Camphrier riche en camphre.

     

    Petit conseil de saison :

    L’huile essentielle de Ravintsara est l’alliée incontournable des infections hivernales grâce à sa puissante action anti virale. Redoutable contre le virus de la grippe, il est recommandé de diffuser cette huile essentielle en prophylaxie dans les habitations durant les périodes d’épidémie. Ainsi l’air est assaini et purifié.

     

    Le Ravinstara, l'arbre qui s'adapte à toutes les situations


  • Le pissenlit est cette herbe vivace du printemps symbolisant le soleil. Nous pouvons le trouver sauvage ou cultivé. Celui-ci est plus tendre, plus doux et plus volumineux, à l’amertume prononcé. Il change ainsi de nom au potager où il est appelé dent-de-lion.

    Datant du XVIe siècle, le mot pissenlit vient du latin vulgaire pissiare, « pisser » qui rappelle ses propriétés diurétiques. Son nom savant taraxacum (qui guérit les maladies des yeux) rappelle que le latex de la plante était censé guérir les affections oculaires. Son appellation « dent-de-lion » évoquerait la découpe quasi héraldique de certaines de ses feuilles.

    Le pissenlit, les dents de l’amer

    En cuisine, les feuilles font de très bonnes salades de printemps et d’excellents épinards à l’automne. En salade, vous pouvez équilibrez son amertume avec des graines légèrement torréfiés de sésame ou de tournesol. Cuit, nous les laissons bouillir une dizaine de minutes avant de bien les égoutter, pour ne pas converser le jus, très amer. Les racines torréfiées ont été jadis employés comme succédané de la chicorée, et les racines jaunes se mangent également en légume. Nous confectionnons aussi une confiture de ses feuilles épanouies : « la « cramaillotte » ou « Miel de pissenlit ». D’ailleurs, c’est une plante très appréciée par les abeilles.

    La Récolte

    Réalisez un permis tri à sec. Ôtez les feuilles abimées ou trop souillées. Puis trempez votre cueillette dans un premier bain d’eau froide. Brassez et passez à l’essoreuse. Renouvelez cette opération une fois.

    Soupe de pissenlit au tofu fumé

    Ingrédients pour 4 bols :

    • 150 g de feuilles de pissenlit
    • Une noix de beurre
    • 1 oignon
    • 2 pommes de terre
    • Bouillon de légume bio
    • 100 g de tofu fumé
    • Huile d’olive

     

    Ébouillantez 5 minutes les feuilles de pissenlit dans une première eau. Égouttez et rincez. Remettez les feuilles dans la casserole et couvrez d’eau. Laissez bouillir 7 minutes.

    Faites revenir dans l’huile d’Olive l’oignon émincé, ajoutez les pommes de terre coupées en morceaux et couvrez avec ½ litre d’eau bouillante dans laquelle vous aurez fait dissoudre le bouillon de légumes.

    Quand les pommes de terre sont cuites, ajoutez les feuilles de pissenlit et passez le tout au mixeur. Salez, poivrez. Répartissez la soupe dans les bols, mettez un peu de beurre et parsemez de petits cubes de tofu revenus à la poêle dans un peu d’huile d’Olive

    Vous pouvez disposer quelques fleurs ou quelques pétales comestibles de pissenlit pour la décoration.

    Bon appétit

    Le pissenlit, les dents de l’amer