• La primevère est l’une des premières fleurs à éclore au printemps. Primula signifie « toute première » et veris « du printemps ». Elle est surnommée « Coucou » en référence à l’oiseau qui chante en même temps que la floraison de la primevère.

    C’est une jolie plante très commune dans les prés, les pâturages, les clairières…Elle préfère les sols calcaires jusqu'à 2 200m d’altitude.

    En Antiquité, c’était un remède spécifique de la paralysie. Au Moyen Age, Saint Hildegarde le préconisait à cet effet mais également pour lutter contre la mélancolie et l’apoplexie. Antibactérienne et antifongique, elle est encore traditionnellement employée dans le traitement symptomatique de la toux et pour l’hygiène buccale.

    En cosmétique, La fleur et la racine sont traditionnellement utilisés en usage local comme traitement d’appoint adoucissant pour calmer les démangeaisons des affections cutanées (crevasses, gerçures, écorchures) et contre les piqures d’insectes.

    En cuisine, nous pouvons utiliser la racine, les feuilles et les fleurs. Les fleurs se mangent en salade, coupées sur le terrain. La racine, à odeur de girofle, contribue dans certains pays à aromatiser la bière. De ses fleurs, nous pouvons faire un gâteau dont voici sa recette.

    Gâteau de fleur de primevère :

    • 1 saladier de fleur de coucou
    • 250 gr de biscuits à la cuillère
    • 1 pot de crème fraiche
    • 6 œufs
    • 1 cuillère à soupe d’eau de rose
    • 5 cuillères à soupe de sucre

    Réserver une poignée de fleur et réduire le reste en une pâte homogène à l’aide d’un mortier ou d’une moulinette électrique. Ajouter cette pâte les biscuits émiettés. Mélanger le tout très soigneusement.

    Verser dans un saladier et incorporer la crème fraiche, l’eau de rose, et les jaunes d’œufs.

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    Le Coucou chante, la primevère est là.

    Battre les blancs en neige en y ajoutant les cuillères de sucre puis ajouter les blancs au mélange précédent.

    Verser le tout dans un plat préalablement beurré.

    Faire cuire thermostat 180,  30 min.

    Avant de servir, saupoudrer de sucre glace et décorer avec la poignée de fleurs fraiches réservée.

     

    Atelier nature avec la fleur de primevère

    Créer une balle de fleur de primevère. Cueillez une vingtaine de fleurs de coucous.  Coupez les tiges florales jusqu'au-dessous de leur ombelle. Retournez-les pour les percher à califourchon sur une ficelle tendue.

    Refermez la ficelle d’un nœud plat en réservant au minimum. Coupez ce qui ainsi dépasse de la ficelle. Vous avez obtenu un gros pompon de fleurs.


  • Messagère du printemps, les fleurs de violettes (Viola Odorata) sont tout aussi attirantes par leur légendaire couleur violette que leur parfum. L’apercevoir nous met simplement de bonne humeur. Elle se cache sous les feuilles et fleurit au printemps.

    Cette petite plante vivace médicinale et comestible pousse sur des sols neutres ou calcaires, dans les bois, les haies, les broussailles…mais aussi dans nos jardins.

    Symbole de la grande cité d’Athènes, la violette était une des fleurs préférées de la Grèce antique. Les Grecs s’en couronnaient contre l’ivresse. Vénus, déesse de l’amour et femme de Vulcain, dieu du feu et des métaux, se refusa à lui jusqu’au jour où il se présenta devant elle la tête ceinte d’une couronne de violettes. L’école de Salerne, la plus célèbre école de médecine de la Renaissance enseignait : « Pour dissiper l’ivresse et chasser la migraine, la violette est souveraine : d’une tête pesante, elle ôte le fardeau et d’un rhume fâcheux délivre le cerveau ».

    Hildegarde de Bingen, recommandait à l’époque les extraits de violettes pour leur propriétés adoucissantes, hydratantes et purifiantes. L’huile essentielle est réputée antiseptique. Elle est aussi utilisée en cosmétiques.

    En cuisine, nous pouvons utiliser les violettes de différentes façons, c’est une plante très parfumée : en gelée, en sirop, pour orner les salades, glaces et les gâteaux, tisanes…

    Un bon moyen d’avoir des violettes à disposition toute l’année est de les candir dans la pleine saison, c’est-à-dire au printemps.

    Voici deux petites recettes:

    Violettes Cristallisées :

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    La discrète violette, annonciatrice du printemps

    Les violettes de notre jardin

    • Placer les fleurs de violettes dans un récipient plat :
    • Les recouvrir entièrement avec le sirop de sucre.
    • Couvrir d’un linge propre et laisser étuver toute une nuit.
    • Le lendemain, retirer les violettes 1 à 1 avec une pince pour les faire sécher sur le grillage d’un tamis ?

    A conserver dans une boîte.

     

    Sirop de Violettes

    • Faire infuser 100 gr de violettes toute une nuit dans 1l d’eau bouillante.
    • Au matin, ajouter 1 Kg de sucre. Faire cuire jusqu’au sirop.

     

    La discrète violette, annonciatrice du printemps


  • En ce mois de février, nous nous remettons de la saison hivernale et de ces tracas : le nez qui coule, le mal de gorge, le moral dans les chaussettes, de la fatigue. Malgré tous nos efforts, rien à faire, nous continuons notre hibernation comme un ours dans sa caverne…

    Mais un jour, un arbuste épineux du nom d’argousier, nous « pique » afin de nous donner un petit coup de tonus. 

    L’utilisation des baies d’argousier remonte à l’Antiquité. Un des premiers écrits remonte à l’époque des grecs. Comme son nom latin indique (hippophae rhamnoides), il servait à accélérer la prise de poids des cheveux et lustrer leur pelage. En médecine traditionnelle (chinoise, tibétaine ou ayurvédique), les baies de cet arbuste est utilisé comme tonique et pour soigner toutes sortes d’affections de la peau et des muqueuses (Eczéma, brûlures, et blessures cutanées).

    Les cosmonautes russes utilisent régulièrement ses baies afin de se protéger des radiations cosmiques et pour préserver leur bonne forme physique.

    Peut-être avez-vous déjà rencontré cet arbuste épineux. En France, vous le trouverez principalement en bord de mer ; il aime les sols sablonneux ; mais aussi en bordure de rivière et les massifs montagneux (Alpes du Sud).

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    L’argousier, ou comment sortir de notre hibernation

    C’est une espèce dioïque avec des pieds males et des pieds femelles. Les fruits sont des baies orange, persistant en hiver, de saveur très astringente et à l’arôme d’ananas d’où son surnom « Ananas de Sibérie ». Il vit en symbiose avec une bactérie, Frankia, qui lui permet de fixer l’azote de l’air, et d’enrichir les sols en nitrate. D’ailleurs, il est planté afin de lutter contre l’érosion des sols.

    Sa baie, est un concentré de vitamine. Elle referme 2 à 6g/Kg de vitamine C, soit 30 fois supérieure à celle de l’orange. Nous retrouvons aussi de la vitamine E, des flavonoïdes et des caroténoïdes.

    Traditionnellement, l’argousier est considéré comme un tonique général de l’organisme. C’est ce qu’on appelle un adaptogène, c’est-à-dire une substance qui accroit, de manière générale la résistance de l’organisme aux divers stress qui l’affectent 

    En France, de nombreux producteurs cultivent l’Argousier, principalement dans les Alpes de Hautes Provence. Nous le retrouvons aujourd’hui principalement sous forme de jus ou de sirops en magasin bio.

    Alors, si vous êtes comme l’ours, en mode hibernation, c’est le moment de réaliser sa petite cure de jus ou de sirop d’argousier.

     L’argousier, ou comment sortir de notre hibernation

     


  • « J’aime l’araignée et j’aime l’ortie…Pour peu qu'on leur jette un œil moins superbe,

    Tout bas, loin du jour, La vilaine bête et la mauvaise herbe Murmurent : Amour »

    Victor Hugo - Les Contemplations

    Une étrange renommé

    A l’époque, les sorciers avaient recours à l’ortie dans la préparation de leur philtres et remèdes magiques. Autrefois on répandait des pieds d’orties dans les maisons pour chasser les mauvais esprits et on jetait des sorts en brandissant des bouquets d’orties vers celle que l’on voulait envoûter.

    Chewing – gum

    Savez vous que l’ortie est très riche en chlorophylle ? L’ortie est cultivé industriellement afin d’extraire cette précieuse matière contenue dans son suc. Après cela, vous ne pourrais plus dire que vous n’aimez pas les orties. Par contre, n’essayez pas de mâchonner des feuilles d’orties, vous serez très déçu, c’est fade.

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    L’ Ortie, plante aux milles vertus (1er partie)

    Soulager la piqure

    Vous venez de toucher des orties et ça brule…Les grands-mères disaient que « ça faisait circuler le sang », d’accord pour le sang qui circule mais sans les horribles picotements ce serait encore mieux.

    Rassurez-vous, il y a quelques remèdes qui nous viennent de la sagesse populaire.

    Par exemple on dit qu’il faut se frictionner avec du vinaigre ou se frotter la peau avec trois plantes différentes. Nous pouvons rajouter que si parmi les trois plantes, il y a du sureau, du persil, de la menthe, de l’oseille et surtout du plantain, on arrivera certainement à faire passer la douleur.

    Des explorateurs ont découvert, à leur dépens, des espèces d’orties redoutables capable de démanger pendant plusieurs semaines. L’orties féroces de Nouvelle Zélande par exemple, ou encore l’ongaonga ou l’ortie de Java également appelé feuille du diable.

     Une soupe printanière

    Les orties, ça pique ! Là-dessus nous sommes d’accord. Mais avez-vous déjà gouté de la soupe d’ortie ? Voici la recette du velouté d’ortie facile à préparer.

    I – Cueillez une vingtaine de pousses d’orties et lavez-les.

    II – Épluchez deux pommes de terre, coupez-les en morceaux et mettez-les à cuire dans un peu d’eau.

    III – Pendant ce temps, pelez deux oignons et découpez-les en fines lamelles. Faites-les revenir dans une poêle avec un peu de beurre.

    Dès qu’ils commencent à dorer, ajoutez les feuilles d’orties sans oublier de remuer.

    IV – Quand vos pommes de terre sont cuites, ajoutez un verre de lait et versez orties et oignons dans la casserole. Laissez cuire 10 min et mixer le tout.

    V – Salez, poivrez et ajouter un peu de crème fraiche au moment de servir.

     

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    L’ Ortie, plante aux milles vertus (1er partie)